2 ans après l’opus Wildlands, Ubisoft nous propose Tom Clancy’s Ghost Recon Breakpoint. Exit la Bolivie, bienvenue sur l’archipel d’Auroa. Que donne ce nouvel épisode ? Verdict !

Après l’Amérique du sud et ses paysages désertiques, place à Auroa, une archipel perdue dans le Pacifique sud avec son climat tropical, ses jungles, ses fjords et son volcan. Après avoir été victime d’un crash de votre hélicoptère Nomad (votre avatar) se retrouve seul face à des hordes militaires et un étrange groupuscule militaire se faisant appelé les Wolves. Ceux-là sont en fait d’anciens militaires américains menés par un ancien frère d’armes chez les Ghosts, le colonel Cole D. Walker (incarné par Jon Bernthal).

Cette armée défend l’ile pour le compte d’une société nommée Skell Technology dirigée par le mystérieux Jace Skell. A vous donc de retrouver vos camarades d’armes, lever le mystère qui plane autour de cette archipel et mettre les voiles et retourner sur votre navire qui vous attend au large des côtes d’Auroa. Voici en quelques mots la ligne conductrice de l’histoire de Ghost Recon Breakpoint.

Tout comme Wildlands, Breakpoint ne brille pas par son scénario qui peine à décoller, voir à être totalement mis à l’écart. L’essentiel du titre se veut plus associé au fun et à la coopération. Une coopération qui ne se fait plus qu’avec des amis, Ubisoft a décidé de supprimer les alliés quand on joue en solo. Ce qui est vraiment dommage étant donné que c’était une des bonne mécanique du jeu.

Contrairement à Wildlands, le titre est beaucoup plus futuriste. La poussière laisse place à des bâtiments futuristes. On a parfois l’impression de se croire dans Just Cause. Drones policiers, mini-tanks… nous voici dans le futur by Skell Technology. Auroa est vraiment très vaste mais ne pullule pas d’un grand nombre de spots comme dans les autres jeux « Made in Ubi ». Pour ainsi dire, les hélicoptères seront plus vos amis que les véhicules terrestres étant donné que certaines parties sont en hauteur et donc peu accessibles à pied ou en voitures/quads. La conduite de véhicules est assez différente de l’opus précédent hormis les hélicoptères, la conduite des véhicules terrestres est très arcade et on a souvent l’impression de rouler sur du coton même sur le bitume.

Les déplacements motorisés sont plutôt conseillés tant l’archipel est vaste. Aller d’un point A à un point B peut être très long à pied surtout avec l’endurance du personnage. De plus, les montés et descentes se font sentir manette en main, allant même jusqu’à vous blesser en cas de mauvaise chute. Au fur et à mesure de votre progression vous privilégierez surement les téléportations dans les différentes bivouac que vous débloquerez dans les différentes régions. Ces camps proposent différentes options fort sympathiques comme l’upgrade d’armes, se nourrir ou boire de l’eau pour obtenir des bonus temporaires comme plus d’endurance ou une meilleure résistance aux dégâts. Un lieu où le crafting est important et où l’on peut faire le réassort de munitions, d’armes ou encore de véhicules.

Un système de blessure qui fait son apparition et qui pourra vous causer pas mal de soucis en plein combat tant se soigner prend du temps. Ghost Recon Breakpoint, réaliste ? Oui et non en fait. Certains points comme le camouflage dans la boue ou encore le frag au silencieux font croire à une simulation, mais il n’en est rien. Le titre se veut plus arcade qu’il n’y parait. De plus, certaines mécaniques comme les tirs synchronisés ne sont plus présentes (plus d’IA d’accompagnement comme cité plus haut) ce qui oblige le joueur seul à infiltrer le camp ennemis et rapidement se faire repérer et partir en Gunfight géant.

Autre nouveauté, le choix de classe. Breakpoint propose quatre classes différentes avec des fonctionnalités et des statistiques différentes allant du médecin au sniper en passant par l’infiltration. Sympathique surtout si on joue en coopération et que chaque joueur arrive à trouver son bonheur dans les différentes classes.

La VF est de bonne facture avec des têtes d’affiches comme Boris Rehlinger ou encore Jérôme Pauwels. On déplorera simplement une syncro labiale douteuse et surtout un manque d’expression faciale des personnages qui nous laisse de marbre. Un fossé se creuse entre Ghost Recon et une autre saga de la firme française, Assassin’s Creed.

Graphiquement, on en prend plein la rétine. Mis à part quelques détails comme les visages ou encore le temps de chargement de certaines textures, les effets sont vraiment magnifique. Côté bugs, Breakpoint fait fort avec faire aussi fort que Wildlands à ses débuts avec des freezes, des ralentissements, et objets/parois invisibles mais aussi des crashes. Ce qui est extrêmement rageant quand on sortait tout juste d’une longue et douloureuse mission et que l’objectif n’a pas été sauvegardé.

Comptez un bon 40 à 50 heures pour arriver au bout de la campagne principal en passant par quelques missions secondaires qui sont assez conséquentes et bien fournis en loot. Même s’il est très redondant, Ghost Recon Breakpoint est aussi addictif qu’un Assassin’s Creed quand on aime chasser le loot. Le genre de jeu dont raffole les chasseurs de trophées/Succès.

Pour conclure, Tom Clancy’s Ghost Recon Breakpoint n’est pas mauvais. Mais il a pris une direction différente de Wildlands qui peut ne pas plaire à certains. On sent qu’Ubisoft s’est inspiré de ses autres licences comme Assassin’s Creed ou encore The Division pour ajouter de nouvelles fonctionnalités à ce nouveau chapitre comme la chasse au loot ou encore le système de progression de niveau. Même s’il est totalement fun une fois le gameplay maitrisé, le titre souffre tout de même d’une finition maladroite autant graphiquement que dans sa progression redondante. Il faut espérer que des patchs correctifs arriveront bientôt et que certaines fonctionnalités fasses leur grand retour.

Tom Clancy’s Ghost Recon Breakpoint est disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC.

Test effectué sur PS4 PRO sur une version dématérialisée fourni par le distributeur

Les Plus Les Moins
Graphiquement plaisant… … mais bourré de bugs
Jon Bernthal, la classe ! Pas de coéquipiers en solo
Du loot en veux-tu en voilà ! Un gameplay rigide à souhait
Une map très vaste… … mais très vide par endroit
Une lecture des menus difficile

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