Après Max Payne, Alan Wake et Quantum Break, le studio Remedy est de retour avec Control. Que vaut de Jesse Faden ? Verdict !

Après l’échec de Quantum Break, on attendait beaucoup de la part du studio suédois. Exit l’exclusivité Xbox et PC, le studio a développé sur PS4, Xbox One et PC cette fois-ci, et distribué par 505 Games. Une bonne chose pour les joueurs PS4. Mais Control, qu’est ce que c’est ?

Nous incarnons Jesse Faden, fraichement promue directrice d’une agence gouvernementale basée à New York City, le Bureau Fédéral du Contrôle. Le bâtiment (NDLR : existe réellement à NYC), un immense labyrinthe sans fenêtre, abrite le HISS, une entité extraterrestre qui s’est échappée. Il vous faudra découvrir les raisons de cet incident, venir en aide aux survivants et sécuriser les lieux. Mais Jesse Faden va avoir droit à de sacrées surprises. Il faut l’avouer, l’histoire de Control n’est pas très attirante sur le papier. Elle est beaucoup plus interessante au fur et à mesure que vous avancez dans les dédales de ce labyrinthe de béton qu’est le Bureau Fédéral du Contrôle. Pour faire simple, le BFC fait un peu penser au Laboratoire National d’Hawkins dans la série Stranger Things. Fait amusant en sachant que le principal attrait du gameplay consiste à utiliser la télékinésie, la couleur dominante est le rouge et l’ambiance nous propulse dans certains passage de la série de Netflix.

Côté gameplay, nous avons droit à un Third Person Shooter fantastique. Jesse est armée d’une sorte de révolver multifonctions. Un Objets de Pouvoir comme nous l’explique certaines petites vidéos incluses dans le jeu. Ces Objets de Pouvoir sont dissimulés un peu partout dans le jeu et peuvent avoir n’importe quelle apparence. La partie shoot est très classique avec des armes à upgrader et équiper d’accessoires. Mais la grosse fantaisie reste la télékinésie qui est tout simplement jouissif. Prendre des objets ou carrément des morceaux de murs pour les envoyer dans la tronches des ennemis est juste énorme. On a une impression de puissance manette en main, c’est vraiment très grisant. De plus, les pouvoirs de Jesse évoluent au fur et à mesure de l’histoire, mais je ne vous gâche pas le plaisir de les découvrir tant certains sont vraiment plaisants.

Gros point négatif sur le tableau, le doublage et la synchronisation labiale qui sont totalement aux fraises. La synchro est carrément décalée, ce qui donne lieu à des scènes totalement WTF avec la bouche qui continu de parler sans un bruit pendant facilement 5 secondes. De même, le double français est assez bizarre, ne serait-ce que la voix de Jesse qui a une voix d’adolescente alors qu’elle arbore une apparence de trentenaire. Ce qui n’est pas cohérent quand on pense qu’elle est directrice d’une agence gouvernementale.

Graphiquement, Control ne casse pas trois pattes à un canard mais il a le mérite de jouer avec les effets et les couleurs plutôt sombres. Il est juste dommage qu’il n’y ait pas d’optimisation sur les consoles supérieures. Mais en faisant abstraction de l’aliasing et de quelques ralentissements, le titre de Remedy s’en sort avec les honneurs.

Niveau durée de vie, on arrive rapidement à bout de l’aventure en une douzaine d’heures. Ce qui est bien mais pas foufou en sachant que la replay value est assez minime sauf pour les chasseurs de trophées/succès.

Remedy réussi son pari en proposant un jeu, certes inégal et imparfait, mais qui à le mérite d’être fun et interessant. Même si on ne rentre pas tout de suite dans l’histoire, l’aventure de Jesse nous tient en haleine et il n’est pas rare de vouloir continuer jusqu’au prochain Checkpoint pour en savoir plus ou pour découvrir un nouvel Objet de Pouvoir. On notera juste la localisation française totalement à la ramasse, ce qui est dommage pour un jeu narratif. Mais dans l’ensemble, on s’y retrouve et on prend plaisir à amener Jesse à trouver ses réponses. Remedy est de retour dans la cours des grands avec Control !

Control est disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC.

Test effectué sur PS4 PRO sur une version dématérialisée fourni par le distributeur

Les Plus Les Moins
Un gameplay jouissif Une VF vraiment bizarre
Agréable à l’oeil… … malgré quelques imperfections
Un savant mélange entre Quantum Break et Stranger Things… … mais on a du mal à rentrer dans l’histoire
Tient longtemps en haleine Pas d’optimisation PS4 PRO

1 commentaires

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