Un vestige de l’arcade sorti en 1989 est de retour en exclusivité sur Nintendo Switch. Toki revient sur la console de Nintendo.

Le rétrogaming est à la mode, et plus particulièrement les remakes. Alors que certains éditeurs enchaînent les compilations qui n’apportent aucunes nouveautés en y intégrant de simples « roms », d’autres remasterisent entièrement l’oeuvre originale pour donner un coup de jeune tant dans les graphismes que dans la maniabilité. On peut citer le travail effectué sur Crash Bandicoot N.Sane Trilogy et Spyro Reignited Trilogy, on encore l’excellent Wonder Boy: The Dragon’s Trap. C’est d’ailleurs à l’instar de ce dernier que ce situe la remastered de Toki.

Derrière cette remasterisation du célèbre plateformer 2D, on retrouve Philippe Dessoly et Pierre Adane, deux anciens membres du défunt studio Ocean disparu il y a 20 ans cette année. Oui, Ocean Software, rappelez-vous toutes ces adaptations vidéoludiques de films et de séries comme RoboCop, Batman, Miami Vice, La Famille Adams, et même des jeux mythiques comme Jurassic Park sur SNES ou l’excellent Mr Nutz.

Pour la petite histoire, le sorcier vaudou Vookimedlo et le démon Bashtar ont enlevé Miho, la petite amie de Toki le guerrier et celui-ci a été transformé en singe. Toki va devoir se lancer à leur poursuite en combattant les différents sous-fifres de Vookimedlo: Boloragog le chef du labyrinthe de grotte, Rambacha le chef du Lac Neptune, Mogulvar le chef des cavernes de feu, Zorzamoth le chef du palais de glace et le démon Bashtar dans la sombre jungle afin d’atteindre le palais doré et affronter Vookimedloo pour délivrer Miho. Voilà pour la petite histoire.

Toki est un savant mélange entre un plateformer 2D classique et un Run & Gun à la Probotector (NDLR : Oui, je sais, je ne dis pas « Contra » car j’ai grandis avec les jeux Probotector et Super Probotector) ou encore Metal Slug. Notre singe peut donc sauter, grimper, tuer un ennemi en lui sautant dessus, un grand classique, mais aussi cracher des boules qui font office de balles.

Le level-design a légèrement changé si on le compare à la version Arcade du titre. Mais dans l’esprit, il reste fidèle et c’est une petite claque graphique que l’on prend si on s’arrête quelques instants pour y jeter un coup d’œil. Le soucis du détail est flagrant que ce soit dans les décors, les ennemis ou notre bon vieux singe. Le Charadesign est aussi très poussé avec des expressions très travaillées. On voit bien que le titre a été entièrement redessiné, un travail d’orfèvre et de longue haleine qui paye quand on voit le résultat.

Manette en main, on se rend rapidement compte que le jeu est exigeant. Les sauts sont pointilleux et les ennemis nombreux. On sent encore la patte des années 80/90 qui incitait les joueurs à remettre une pièce de 5 francs dans la machine pour obtenir un « continue ».

Côté durée de vie, le titre a beau être assez difficile, on arrive rapide à bout des six tableaux. Comptez 45 à 60 minutes pour finir le jeu. Oui c’est court, mais à l’époque les jeux n’était pas fait pour durer dans la longueur mais plus pour être jouer de courtes minutes.

Toki est un bel exemple d’une remasterisation faite par passion et non pour le profit. L’engouement du studio pour le titre est palpable tant il respecte l’oeuvre originale tout en y ajoutant un relooking total. Malgré sa prise en main, dû à la difficulté du jeu, et sa courte durée de vie, Toki est une expérience à vivre pour tout nouveau joueur, et une source de nostalgie pour les « anciens ».

Toki est disponible en exclusivité sur Nintendo Switch.

Test effectué sur Switch sur une version dématérialisée fourni par le distributeur

Les Plus Les Moins
Une remasterisation graphique étonnante Un gameplay très rigide
Une perle retrogaming de retour Beaucoup trop court
Le choix de difficulté… … mais qui reste relativement difficile

1 commentaires

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