Après Daisy, lycéennes à Fukushima et Double Je, Reiko Momochi sera de retour avec Moi aussi, une nouvelle série qui dénonce le harcèlement sexuel, disponible fin août en librairie aux éditions Akata.

Daisy, lycéennes à Fukushima, a été sans conteste un ouvrage marquant de la ligne éditoriale d’Akata. Reiko Momochi, sa dessinatrice, est une figure unique sur le paysage du shôjo manga. À l’instar d’une mangaka comme Keiko Suenobu, elle fait partie de cette génération d’autrice qui aborde dans ses histoires des thématiques fortes. Aussi, c’est avec beaucoup de fierté que l’éditeur continue de publier son oeuvre. À la fin du mois d’août, vous pourrez découvrir Moi aussi, une série en deux tomes, qui a été prépubliée dans le magazine Kiss (Perfect World, Si nous étions adultes) de septembre 2018 à juillet 2019.

Synopsis : Satsuki Yamaguchi travaille en intérim en tant qu’opératrice dans un service client téléphonique. Elle est aussi formatrice pour les nouveaux employés. Très investie dans son travail, elle devient malheureusement la cible du harcèlement sexuel d’un de ses supérieurs. Ce récidiviste notoire a jeté son dévolu sur Satsuki… Sombrant peu à peu dans la solitude et l’isolement, la jeune femme réussira-t-elle à briser la loi du silence ?

Basé sur une histoire vraie, Moi aussi raconte le combat d’une jeune femme, victime de harcèlement sexuel, pour se faire entendre dans une société patriarcale. Tout au long de la réalisation de ce manga, Reiko Momochi a consulté Kaori Sato. Cette dernière, devenue politicienne aujourd’hui, est l’une des premières femmes à avoir essayé de se faire entendre publiquement quant au harcèlement sexuel en entreprise. Elle même victime d’un de ses supérieurs dans le début des années 2000, et cela pendant plus d’un an et demi, le jour où elle a décidé de parler, sa vie a basculé. Après 3 ans de lutte, elle finit par démissionner de son entreprise. Elle a longtemps lutté pour la reconnaissance comme « accident du travail » du harcèlement sexuel, en mettant en avant les traumatismes psychologiques que cela pouvait engendrer.

Dans le fond, il n’est pas très surprenant que Reiko Momochi s’empare d’un tel sujet… Le mur des institutions, la lutte d’une femme contre tout ce que symbolise « l’entreprise »… Toujours engagée, la mangaka a évoqué au long de sa carrière des thématiques comme le harcèlement scolaire, la prostitution des jeunes, l’écologie, mais aussi les féminicides et le système judiciaire (dans sa série Double Je).
Jusqu’à 2016, ces thématiques étaient abordées dans le cadre de l’adolescence. Mais depuis 2018, elle officie dans le domaine du shôjo manga pour les adultes. Pour notre plus grand plaisir ! Il était évident, pour Akata, et notamment dans le cadre de cette année, de publier Moi aussi entre En proie au silence et Don’t Fake Your Smile.

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