Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City est la nouvelle adaptation cinéma de la saga vidéoludique Resident Evil, réalisée par Johannes Roberts, sortie en salle le 24 novembre dernier.

UNE HISTOIRE ENFIN FIDELE AU JEU

Autrefois le siège en plein essor du géant pharmaceutique Umbrella Corporation, Raccoon City est aujourd’hui une ville à l’agonie. L’exode de la société a laissé la ville en friche… et un grand mal se prépare sous la surface. Lorsque celui-ci se déchaîne, les habitants de la ville sont à jamais… changés… et un petit groupe de survivants doit travailler ensemble pour découvrir la vérité sur Umbrella et survivre à la nuit.

Oubliez l’hexalogie de Resident Evil avec Milla Jovovich, Resident Evil : Bienvenue à Raccoon revient aux origines du jeu avec les personnages emblématiques de la saga : Claire Redfield, Chris Redfield, Jill Valentine, Leon S. Kennedy, et Albert Wesker. Le film reprend les deux premiers opus de la saga: en nous plongeant dans le manoir des Spencer ainsi que dans la ville de Raccoon City.

Le film a le mérite d’être fidèle au jeu vidéo sur beaucoup de points, que nous allons aborder par la suite.

Resident Evil: Bienvenue à Raccoon City

De manière générale, le film dégage une bonne ambiance : moments de tension et de suspense. Les lieux, notamment le commissariat du RPD, sont très ressemblants à leur version vidéoludique. Des explications exhaustives sur l’historique d’Umbrella Corporation et la ville de Raccoon City permettent de poser l’intrigue pour les non-initiés au jeu vidéo. 

Malheureusement, par moment le film a tendance à prendre le spectateur par la main, et à expliquer de manière maladroite certains éléments. La plus visible est la façon dont sont introduits les noms des personnages. Certains noms, comme celui de Leon S. Kennedy, sont donnés d’une façon si grossière qu’un bandeau en dessous de leur personnage aurait eu le même effet.

Quant aux personnages, des bons et des mauvais points sont à noter. Concernant les ressemblances avec le jeu, tous ne se valent pas. Les rôles de Claire Redfield et de Leon S. Kennedy s’inversent d’une certaine façon : dans le film, c’est Claire, reconnaissable par son célèbre blaser rouge, la plus habile et qui sauve Leon d’un zombie. Leon paraît d’ailleurs assez peu sûr de lui, limite empoté, sans parler de sa ressemblance peu probante avec son éponyme du jeu. On espère que les scénaristes prévoient une évolution du personnage dans le prochain volet. Concernant les autres personnages, Chris Redfield et Wesker sont très bien retranscrits, de même pour Jill Valentine, exceptée sa ressemblance physique, mais moins choquante que pour Leon.

LES ZOMBIES

La partie du film la plus réussie est sans aucun doute le manoir des Spencer : suspense et moments de tension sont au rendez-vous. La scène de Chris Redfield acculé par une horde de zombies dessine un jeu habile de lumière et obscurité. L’image joue sur les tirs de fusil laissant apparaitre sous forme de flash les têtes de zombies attaquant Chris. Un habile jeu de lumière et de montage qui permet d’ajouter une certaine dynamique à la scène, tout en permettant un ratio moins important de zombies à l’image, et donc de figurants au tournage ! Une astuce économique mais efficace au rendu !

Au sujet des zombies, les scènes sont relativement bien retranscrites, notamment la phase de transformation. Les habitants passent de malades, limite cancéreux (mais à un stade très poussé) à des monstres affamés et moins humanisés.

Concernant le zombie- et boss final, le combat est malheureusement rapidement achevé, et manque un peu de croustillant en terme de « chorégraphie ». Malgré des aptitudes beaucoup plus poussées que les zombies classiques, ce dernier ne fait pas long feu face à nos héros. Pour autant, cela a le mérite d’être fidèle au jeu; le boss final n’étant pas spécialement la Némésis la plus dure à combattre le jeu éponyme.

UN PETIT GOÛT DES ANNÉES 90…

Quelques références aux années 90 sont vraiment appréciables. En ce qui concerne la bande originale pour commencer, notamment avec « Crush » de Jennifer Paige, qui accompagne particulièrement bien la scène du conducteur-zombie en feu. Ou encore le Nokia 3310 avec lequel le pilote d’hélicoptère s’amuse à jouer à Snake

EN BREF…

En conclusion, on passe un bon moment devant Resident Evil: Bienvenue à Raccoon City. Les fans de la saga seront heureux de retrouver une certaine fidélité à l’œuvre sur de nombreux points. On retrouve -enfin- avec plaisir les protagonistes principaux de la saga : Claire Redfield, Chris Redfield, Jill Valentine, Leon S. Kennedy, et Albert Wesker. Malgré tout, il manque d’une certaine dynamique et d’un développement des personnages (qu’on espère dans la suite) afin de moins faire film de série B.

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