Après 14 ans d’attente, Kingdom Hearts III est enfin disponible ! La conclusion de la célèbre saga d’Action-RPG de Square Enix vaut-elle le détour ? Verdict Keyblade en main !

Commençons par le commencement ! Il était une fois une idée folle entre Squaresoft (Ex Square Enix) et la branche japonaise de Disney qui à débuter dans un ascenseur (les deux firmes occupaient le même immeuble). Petite idée qui germa en un énorme projet qui donna naissance au premier Kingdom Hearts en 2002 sur PS2, crossover entre les univers de Disney et de Final Fantasy, qui eu droit à une suite mémorable en 2005. Depuis, une foule de spin-off sont sortis et les fans attendaient impatiemment l’annonce du troisième et dernier opus de la saga. Alors que tout espoir était vain, Square Enix a profité de la conférence PlayStation de l’E3 2013 pour annoncer officiellement ce troisième épisode rendant les journalistes et internautes fous de joie à l’idée de retrouver Sora, Riku, Kairi, Donald, Dingo et le bon roi Mickey. C’est donc en 2019 (5 ans après l’annonce, oui, oui) que débarque cette tant attendue conclusion.

Si vous n’avez jamais joué à un Kingdom Hearts, nous vous conseillons de remédier à ça notamment grâce aux compilations remastered que Square Enix propose. Si vous désirez aller plus vite, des récapitulatifs sont disponibles sur la galette. Vous pouvez aussi faire un tour du côté de YouTube pour voir les walkthrough des différents épisodes et même ceux de l’époque qui étaient entièrement doublés en Français (NDLR : que vous pouvez retrouver sur notre chaîne YouTube en cliquant ici pour Kingdom Hearts et ici pour Kingdom Hearts II). Doublage qui n’a pas été reconduit pour ce troisième opus, ce qui est bien dommage étant donné la qualité de celui-ci, dû notamment à ces comédiens de talent. On notera qu’une pétition a même été initiée pour demander une VF intégrale.

Kingdom Hearts III reprend là où l’opus annexe Dream Drop Distance s’est conclu. Sora, Donald et Dingo partent à la recherche de la clé qui rassemblera les cœurs. A la demande de Yen Sid, Riku et le roi Mickey partent à la recherche des porteurs de Keyblade et notamment Aqua, qui erre dans le monde des ténèbres.

L’ambiance Kingdom Hearts est de retour avec des compositions magnifiques signées par la grande Yoko Shimomura. La compositrice est de retour tout comme la chanteuse Hikaru Utada qui interprète de nouveau les chansons officielles Don’t Think Twice (Chikai) et Face My Fears, qui voit une collaboration avec l’inimitable DJ Skrillex. La bande originale est grandiose et on sent le niveau au dessus des précédents opus avec des compositions orchestrales du plus bel effet. On notera tout de même qu’un grand nombre de musiques sont tirés des épisodes précédents, mais ce n’est pas choquant et c’est plutôt nostalgique.

Graphiquement, le titre tire profit de l’Unreal Engine 4 et cela se voit sur les textures comme les costumes ou les cheveux, le design « cartoonesque » des personnages n’ayant pas besoin d’une infinie de détails. Le gros du moteur graphique se voit principalement sur les effets de lumières ou encore sur les matières comme l’eau et les décors. Le charadesign est irréprochable que ce soit au niveau de nos héros ou des personnages des mondes Disney/Pixar. C’est parfois même bluffant quand on compare les scènes image par image avec l’oeuvre originale. La scène où Elsa chante sa célèbre chanson « Libérée, Délivrée » (Vous l’avez dans la tête maintenant… désolé) est tout simplement impressionnante. On notera quelques ralentissements lors de combat lorsque le nombre d’ennemis est au plus haut, mais dans l’ensemble c’est tout à fait correcte.

Côté gameplay, une petite manipulation de scénario fait que notre héros ne possède plus tous ses pouvoirs. Sora n’ayant pas maîtrisé le pouvoir de l’éveil dans l’opus Dream Drop Distance, celui-ci s’est vu perdre l’ensemble de ses pouvoirs. Il devra donc tout réapprendre, offrant au joueur une mise à zéro et une évolution complète de Sora, Donald et Dingo. Il est vrai que commencer l’aventure avec un Uber-Sora blindé de super pouvoir n’aurait pas été intéressant. Pour la jouabilité, les développeurs ont pris en compte les demandes des joueurs et se sont inspirés de l’opus de le plus récent à savoir Kingdom Hearts 3D. Fini donc les mouvements de caméras aléatoires et la rigidité qui donnait lieu avec des chutes rageantes.

Les mouvements de Sora sont quasiment identiques aux opus Dream Drop Distance avec l’ajout de la fluidité (Flowmotion) qui permet à Sora de rebondir sur les murs ou de glisser sur certaines parois. Certaines peuvent désormais être parcouru en courant, il faut le noter car les nouveaux mondes sont beaucoup plus vastes et verticaux qu’auparavant. Les transformations de Keyblade sont présentes avec plusieurs formes qui se débloquent en enchaînant les combos. Le Shot Lock fait aussi sont grand retour depuis Birth by Sleep et propose toute une série de shoot très utile pour grappiller un peu de barre de vie lors d’un combat de boss. Les invocations n’ont pas été oubliées avec certains personnages sur le retour comme Stitch, Simba ou Ariel, et de petits nouveaux comme Ralph la Casse et les Avale-Rêves qui nous viennent tout droit de Dream Drop Distance. Les attractions font leur arrivée au gameplay mais celle-ci sont aléatoire et pas forcément sympathique. Il arrive souvent que l’on déclenche l’Attraction Flow une fois le combat terminé.

Le jeu propose une dizaine de mondes différentes disposé sur une map spatiale que l’on doit parcourir à bord de votre vaisseau Navigummi. Il faut l’avouer, ces phases sont de vraies purges, contrairement aux mode Transition de l’opus 3D qui était assez grisant. Passons la partie navigation pour l’exploration des niveaux. Il vous faudra de la patience et beaucoup d’observation pour les finir à 100%. Les coffres sont cachés dans les moindre recoins tout comme les emblèmes fétiches, des symboles représentant la tête de Mickey qui se cache dans le décor et que vous devrez prendre en photo avec votre nouvel accessoire. Et oui, Sora possède désormais un smartphone. Celui-ci fait office de Hub pour tout un tas de fonctionnalités comme les jeux vidéo à l’ancienne, qui raviront les joueurs qui ont connu la grande époque des Game&Watch de Nintendo. De plus, Remy, le cuisinier de Ratatouille proposera un défi pour cuisinier des petits plats avec des ingrédients que vous devrez récolter à travers les niveaux. Il y a de quoi faire et vous devrez compter une bonne quarantaine d’heure pour boucler l’aventure en ligne droite et pratiquement le double si vous comptez finir le jeu à 100% et décrocher le trophée Platine.

Après 14 ans d’attente, Kingdom Hearts III réussi à nous émerveiller et même nous faire lâcher une petite larme. Graphiquement surprenant, une prise en main rapide et monde enchanteur… ce nouvel opus fait mouche à pratiquement tous les coups. Le gros manque se sent du côté des personnages de l’univers Final Fantasy qui sont totalement en retrait de cet opus. Tout comme la VF qui était excellente dans les deux premiers opus et qui manque cruellement tellement le titre n’est pas avare en dialogue. Mais, Kingdom Hearts III reste un must-have pour tous les fans de la saga et les férues d’Action-RPG ou les fans de Disney. Il ne reste plus qu’à espérer que Nomura donnera une suite à l’arc de la guerre de la Keyblade après l’aventure Final Fantasy VII remake.

Kingdom Hearts III est disponible sur PlayStation 4 et Xbox One.

Test effectué sur PS4 PRO sur une version dématérialisée fourni par le distributeur

Les Plus Les Moins
Graphismes et Charadesign excellents… … malgrè un peu d’aliasing par-ci, par-là
Un gameplay simple et intuitif… … mais les phases en Navigumi sont stressantes
Les musiques toujours aussi excellentes Certains morceaux recyclés
De nouveaux mondes très attrayants… … mais l’univers de Final Fantasy trop en retrait
L’histoire complexe mais prenante Où est la VF intégrale des deux premiers opus ?

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