Près de 3 ans après son annonce, Days Gone débarque enfin sur nos PlayStation 4. La hype est retombée depuis, mais que nous donne ce jeu ? Verdict !

Annoncé en grand pompe lors de la conférence PlayStation de l’E3 2016, Days Gone a mis presque trois années pour arriver jusqu’à nous. Après de nombreux reports, le titre développé par Bend Studios, à qui l’on doit la saga Syphon Filter mais aussi Uncharted: Golden Abyss sur PS Vita et Resistance: Retribution sur PSP, est enfin disponible.

Dans ce Survival-Crafter en open-world à la troisième personne, nous incarnons le biker Deacon St. John. Son visage et sa voix (originale) ne vous sont surement pas inconnus. le personnage est incarné par Sam Witwer que vous avez pu découvrir dans Smallville ou encore la version américaine de la série britannique Being Human. Il est principalement connu pour ses talents de performance Capture et de doublage. Le comédien prête sa voix à Dark Maul et l’empereur Palpatine dans les séries d’animation Star Wars Clone Wars et Star Wars Rebel. Mais c’est surtout dans son rôle de l’apprenti de Dark Vador dans la saga vidéoludique Star Wars : Le Réveil de la Force (et Soul Calibur IV) que l’on a pu découvrir le comédien. Dans Days Gone, Starkiller troque donc ses sabres lasers contre une paire de bottes et un blouson de motard.

Le jeu prend place dans la région de Farewell, un vaste étendu forestier situé en Oregon dans la région Nord-Ouest des Etats-Unis. Deux ans se sont écoulés depuis une pandémie mondiale qui a frappée la planète tuant des millions d’humains et en transformant le reste en zombie. Ces monstres, appelés Freakers par les survivants, sont très nombreux et réagissent de façon animales. Il y a différent types de Freakers en fonction de l’age ou du sexe de celui-ci. Les enfants, surnommés Têtards, sont peureux et très faibles, et se font même dévorer par certains adultes. Les Titrons sont des adolescents assez vicieux qui surgissent sur vous à n’importe quel moment. Il y a aussi la Horde qui se déplace en meute comme une colonie d’insectes.

Bref, dans ce charmant petit monde nous suivons l’aventure de Deacon accompagné de son ami Boozer, tout deux membres du gang des MC de Mongrel. Deacon tente de fuir son passé et surtout d’oublié sa femme dont il ne se pardonne pas la mort. Blessée à l’arme blanche par un enfant lors de la panique du début de la pandémie, celle-ci a été confié par Deacon à un hélicoptère de secours en direction d’un camp de réfugié. Celui-ci fut attaqué par les Freakers, ne laissant aucun survivant.

Graphiquement, le titre tourne parfaitement sur PS4 PRO avec une optimisation de la couleur assez poussée. La modélisation des personnages et des grouilleurs sont assez bien faite. Le cycle jour/nuit et les variations de décors sont très bien faites. On note tout de même certaines textures baveuses et un peu d’aliasing. On sent que le développement du titre dur depuis quelques années et que la sortie a été plusieurs fois repoussée notamment avec des ralentissements assez persistants lors des attaques de horde. Mais dans l’ensemble Days Gone propose des graphismes correctes pour une exclusivité PS4 et au dessus du niveau de certaines productions multiplateformes actuelles.

Days Gone est un TPS pur et dur. Une prise en main classique mais efficace, que ce soit dans la furtivité ou dans l’action. Nous vous conseillons fortement d’être le plus discret possible étant donné que le moindre être vivant dans l’Oregon voudrait vous tuer, vous dépouiller ou vous manger. Loups, Ours, Grouilleurs, Horde ou encore humains… tous vous voudrons du mal. Comme ça, pas de jaloux. La conduite en moto n’est pas optimisée. On aurait aimé que le studio joue avec les vibrations pour donner plus d’impact à la conduite tout-terrain. Là on a l’impression de glisser plutôt que de rouler. De plus, votre bécane est assez gourmande en essence. Il faut surveiller en permanence sa jauge sous peine de tomber en panne sèche et de se retrouver en pleine nature avec une horde de grouilleurs à votre poursuite.

Le titre s’étale sur un terrain de jeu immense qui vous tiendra en haleine des heures durant. Il vous faudra de la patience pour arriver au niveau de confiance final de chacun des camps alliés. Plus le niveau de confiance est élevé, plus vous aurez accès à de nouvelles armes et des pièces pour améliorer votre bécane. Pour cela, nous vous conseillons de rapporter un maximum d’oreilles des mutants (n’oubliez-pas que vous être un chasseur de prime) et aussi peaux, viandes et plantes. Comptez facilement 40 heures de jeu pour venir à bout de l’histoire et, comme d’habitude dans les open-world, le double si vous comptez platiner le titre de Bend Studios.

Days Gone a pris son temps pour arriver sur nos PS4. Accusant des défauts dû à de nombreux reports, le titre de Bend Studios s’en sort tout de même avec les honneurs en proposant des graphismes détaillés et une bonne modélisation des personnages, malgré les ralentissements et certaines textures baveuses. Mais on se prend au jeu et on persiste à suivre l’aventure de Deacon dans cette expérience open-world où la furtivité est de rigueur et une bonne gestion de son équipement est nécessaire. Days Gone n’est certes pas le jeu de l’année, et pas non plus le meilleur jeu post-apo du moment, mais il reste un excellent divertissement qui plaira aux fans de The Walking Dead par son ambiance et son approche de la survie.

Days Gone est disponible exclusivement sur PlayStation 4.

Test effectué sur PS4 PRO sur une version dématérialisée fourni par le distributeur

Les Plus Les Moins
C’est assez beau… …mais on sent que la production date
Un gameplay simple à prendre en main Les temps de chargement très longs
Une bonne durée de vie… …mais assez redondant
L’excellent Sam Witwer… …mais une voix française assez déroutante. Pas de Thomas Roditi, dommage.
Un terrain de jeu gigantesque Quelques bugs assez rageants

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