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[TEST] Crimson Desert, GOTY ou pot pourri à la The Witcher’s Creed Redemption Tears of the Kingdom ?

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Déjà connu pour son expertise des mondes ouverts avec Black Desert, Pearl Abyss revient avec Crimson Desert, un projet autrement plus ambitieux. Le studio sud-coréen délaisse ici le MMO pur pour proposer une aventure solo narrative, tout en conservant son goût pour les univers vastes et les systèmes riches.

Dans la peau de Kliff, chef d’un groupe de mercenaires, le joueur est plongé dans le continent tourmenté de Pywel, ravagé par les conflits, les trahisons et les luttes de pouvoir. Entre quête personnelle et enjeux politiques, l’histoire sert de toile de fond à une aventure qui mise autant sur l’exploration que sur la survie dans un monde aussi beau que brutal.

Une aventure qui ne tient pas en place

Dès les premières heures, Crimson Desert impose une évidence : on n’est pas face à un simple monde ouvert de plus.
Le jeu propose un terrain de jeu immense, dense et surtout imprévisible. Chaque détour peut mener à une activité, une rencontre ou une mécanique inattendue. On part pour une mission… et deux heures plus tard, on ne se souvient même plus de l’objectif initial.
Après plusieurs dizaines d’heures, ce sentiment ne disparaît pas. Il s’intensifie même. Le jeu devient presque plus intéressant quand on arrête d’essayer de le “terminer” pour simplement l’explorer.

Des combats spectaculaires qui se méritent

Les affrontements sont clairement l’un des piliers de l’expérience. Visuellement impressionnants, nerveux et impactant, ils offrent de vrais moments de satisfaction.
Mais cette richesse a un revers, le système demande du temps :

  • Les enchaînements sont nombreux
  • Les mécaniques s’accumulent rapidement
  • La prise en main peut sembler rigide au départ

Il faut accepter de s’investir. Une fois le cap passé, les combats deviennent grisants. Avant ça, ils peuvent être franchement frustrants.

Une richesse presque… excessive

C’est probablement ce qui définit le mieux Crimson Desert : un jeu trop complet pour son propre bien. On a plus l’impression d’avoir une sélection des meilleurs jeux rassemblés dans un pot pourri pas très optimisé.
Tout est là : Craft, exploration, gestion, quêtes secondaires, mini-jeux, systèmes RPG imbriqués..

Le problème, c’est que tout arrive vite… et parfois mal expliqué.
Après 50 heures, une chose devient claire : le jeu ne cherche pas à être accessible. Il te laisse te débrouiller, quitte à te perdre. Et paradoxalement, c’est aussi ce qui le rend si accrocheur.

Une histoire en retrait

Dans un univers aussi riche, on pouvait espérer une narration marquante. Ce n’est malheureusement pas le cas.
L’histoire reste correcte, mais ne parvient jamais à vraiment captiver. Les personnages manquent de relief et le rythme narratif est irrégulier.
Résultat : on avance dans la trame principale sans réel attachement… alors que tout le reste du jeu donne envie de rester.

Une direction artistique qui impressionne

Sur PS5, Crimson Desert est régulièrement bluffant.
Les environnements sont variés, détaillés et crédibles. Certaines séquences offrent de vrais moments de contemplation, presque inattendus dans un jeu aussi chargé.
Tout n’est pas parfait techniquement : Quelques bugs, des soucis de lisibilité, une interface parfois lourde.. Mais dans l’ensemble, le jeu reste solide et surtout très agréable à parcourir.

Un équilibre fragile

Ce qui ressort après plusieurs dizaines d’heures, c’est cette sensation étrange :
Crimson Desert est à la fois fascinant et épuisant.

Il impressionne par son ambition, mais peine parfois à canaliser toutes ses idées. Certains systèmes semblent sous-exploités, d’autres trop envahissants.
Le jeu donne souvent l’impression d’en faire trop… sans toujours savoir où aller.
Et pourtant, difficile de décrocher.

Le Verdict

Crimson Desert n’est pas un jeu parfait. Il est même parfois maladroit, excessif, voire frustrant.

Mais il possède quelque chose de rare : une vraie personnalité et une ambition qui se ressent à chaque instant.

Après 50 heures, le constat est simple : le jeu ne se laisse pas apprivoiser facilement… mais il récompense ceux qui s’y investissent.

C’est un titre qui déborde, qui tente, qui rate parfois… mais qui marque durablement.

 

Les Plus Les Moins
Monde ouvert immense et vivant Équilibrage parfois frustrant
Sens de l’exploration exceptionnel Absence de VF
Contenu extrêmement riche Narration en retrait
Direction artistique marquante Trop de systèmes à assimiler
Combats dynamiques et satisfaisants sur la durée Prise en main exigeante
REVIEW OVERVIEW
Gameplay
Ambiance
Durée de vie
Graphisme
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Rédacteur Gaming et High Tech ! Amateur de jeux FPS ! Japan Food Addict ! A Regarder la trilogie Matrix une cinquantaine de fois !
test-crimson-desert-goty-ou-pot-pourri-a-la-the-witchers-creed-redemption-tears-of-the-kingdomCrimson Desert n’est pas un jeu parfait. Il est même parfois maladroit, excessif, voire frustrant. Mais il possède quelque chose de rare : une vraie personnalité et une ambition qui se ressent à chaque instant. Après 50 heures, le constat est simple : le jeu ne se laisse pas apprivoiser facilement… mais il récompense ceux qui s’y investissent. C’est un titre qui déborde, qui tente, qui rate parfois… mais qui marque durablement.

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