Yuji Naka, le papa de Sonic et Nights est de retour avec Balan Wonderworld un jeu de plateformes en 3D édité chez Square Enix. Comeback réussi ?

Annoncé l’été dernier, le jeu a suscité beaucoup d’interrogations. Que sera le type de gameplay, l’histoire… beaucoup d’interrogations. Le jeu nous propose de choisir entre deux héros à savoir Leo Craig et Emma Cole, une fois le choix effectué nous sommes projeté dans le monde de Wonderland accompagné par le (très flippant) clown Balan.

Balan Wonderworld est avant tout un plateforme 3D jouant sur la mécanique des transformations. Chaque transformation propose un gameplay différent qui sera utile pour résoudre les énigmes ou atteindre certains items inaccessible. Le titre propose pas moins de 80 costumes différents. Ces costumes sont déblocables grâce à des clés et resteront en votre possession durant le niveau si vous ne vous faites pas toucher. Une fois obtenu, un costume est disponible au lancement de chaque niveau. Vous aurez également la possibilité de « Switcher » entre chaque costume en votre possession pour pouvoir faire une action précise.

Côté Gameplay… c’est extrêmement raide ! Balan Wonderworld propose une maniabilité très voir trop datée. On a l’impression de se retrouver aux balbutiements de l’ère des plateformers 3D. La caméra est également un des gros défauts du jeu. Certains se rappelleront des titres comme Croc sur PS1 avec son gameplay rigide et sa caméra folle. 20 ans plus tard, on en est au même point. De plus, certaines phases de gameplay comme les interventions de Balan sont assez vieillottes et surtout inutiles. Graphiquement, c’est très rudimentaire, surtout sur Next-Gen. Chaque monde débloqué donne accès à une cinématique de début et de fin d’histoire, plutôt jolies en plus. Mais passé ces séquences, le jeu reste plutôt vide.

L’ambiance est très Kawaï il ne faut pas se le cacher. De plus, certaines musiques et certains designs font énormément penser à Kingdom Hearts. Même c’est c’est frais et tout mignon, ce côté ne plaira pas à tous les joueurs. Tout comme l’histoire qui n’est absolument pas passionnante, un comble pour un jeu Square Enix qui nous a offert parmi les meilleurs aventures ces 35 dernières années.

Côté durée de vie, nous avons droit à 12 histoires divisées en deux niveaux et un boss ce qui vous prendra environ une douzaine d’heures de jeu. Votre but sera également de collecter un maximum de gemmes pour nourrir les Tims dans le Hub central. Vous devrez également collecter tous les trophées Balan dissimulés dans les niveaux. Ces trophées servent principalement à débloquer les histoires suivantes sans forcément boucler les histoires en court.

Pour conclure, Balan Wonderland est un ovni venu d’un temps passé. On a vraiment l’impression de jouer à un Plateformer 3D du temps de PS1 auquel on a fait un petit nettoyage à la sauce Next-Gen. En dehors de son côté vieillot, le titre ne brille pas par ses graphismes et son ambiance « choupinou ». On en vient à se demander quelle idée est passé à travers la tête du grand Yuji Naka pour nous pondre ce jeu. Certes l’aventure est plutôt longue et le côté Kawaï nous change l’esprit (et on en a vraiment besoin en ce moment), mais comment en 2021 peut-on sortir un jeu de ce type sans être assimilé « indé » ? Balan Wonderland n’est pas une réussite, loin de là, mais il aura juste le mérite de plaire aux très jeunes avec son univers très coloré.

Balan Wonderworld est disponible sur Nintendo Switch, PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox One, Xbox Series X, et PC via Steam.

Test effectué sur PS5 sur une version dématérialisée fourni par le distributeur

Les Plus Les Moins
C’est tout mignon Un gameplay ultra rigide et daté
Une durée de vie correcte La caméra capricieuse
Le charadesign plutôt intéressant L’I.A. aux fraises
Redondant au possible

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