Disney a dévoilé une featurette s’attardant sur les coulisses du tournage de la vision de Dumbo par le réalisateur Tim Burton.

Tout au long du tournage et de la phase de postproduction, Tim Burton n’a cessé de retravailler le design imaginé par le créateur de personnages Michael Kutsche, mais l’apparence de base de l’éléphanteau – avec une tête et des yeux plus grands que la normale afin de permettre aux emblématiques oreilles de s’intégrer harmonieusement – a été le véritable point de départ.

Même si Dumbo a été généré par ordinateur, le tournage a exigé la présence d’un personnage réel sur le plateau. C’est à ce moment-là qu’est intervenu David White, à l’origine de créatures capables de répondre à une grande variété de besoins, comme la prise en compte du volume dans l’espace ou encore la création d’un « partenaire de jeu » (un point de repère qui permet aux acteurs d’interagir). Il explique : « L’équipe tenait à voir à la caméra un éléphant qui se rapprochait le plus possible de ce que serait le résultat final, afin de savoir comment l’éclairer et voir en temps réel l’ensemble des couleurs et des textures. Nous nous sommes donc attaqués à la conception d’un « vrai » Dumbo. »

Six versions différentes du petit pachyderme ont été créées pour réaliser des tests avant le début du tournage. David White se souvient : « On a aligné tous ces Dumbo les uns à côté des autres. Ils étaient tous de couleur différente – A, B, C, D, E, F – ; ils avaient des yeux de couleur différente, des poils de taille et de texture variées. Tout le monde a donné son avis sur le ton qui fonctionnait le mieux, entre le gris et le marron. En fin de compte, cela s’est avéré très utile parce que les couleurs se reflètent sur les costumes et les décors. »

La maquette grandeur nature était modulable. David White explique : « Nous avons fait en sorte que la tête et les oreilles soient détachables. Ainsi, lorsque vous étiez sur le plateau et que vous aviez besoin d’un point de repère sans être obligé d’interagir avec le corps entier de Dumbo, c’était beaucoup plus simple. »

D’après Richard Stammers, une scène exigeait parfois une version plus dynamique de Dumbo : « Nous avons engagé l’acteur Edd Osmond pour représenter le jeune éléphant. Vêtu d’une combinaison verte, il marquait l’endroit où se trouverait Dumbo, permettant ainsi à Tim de diriger une performance d’acteur qui nourrirait ultérieurement le processus d’animation. Edd était la clé. Il ne servait pas seulement de repère visuel pour la correspondance des regards entre l’acteur et le personnage numérique, il était également la référence interactive pour le contact. Par exemple, lorsque les enfants avaient besoin de toucher Dumbo, Edd était là physiquement. »

Richard Stammers détaille : « Edd Osmond était équipé de différentes combinaisons en fonction des scènes. Il portait très souvent ce que nous appelions affectueusement son ‘costume d’Ant-Man’. C’est une version plus mince de Dumbo avec une tête plus petite mais des yeux placés au bon endroit. Les acteurs pouvaient donc le regarder dans les yeux et toucher le haut de sa tête. »

Comment faire voler un éléphant ? Tout d’abord, il faut que ça paraisse crédible. Les concepteurs de personnages ont en réalité modifié l’anatomie d’un éléphant normal pour que les oreilles de Dumbo paraissent capables de soulever son poids. Ils leur ont également donné un petit mouvement de rotation lorsqu’il prend son envol.

Dumbo de Tim Burton avec Colin Farrell, Eva Green, Michael Keaton, Danny DeVito et Alan Arkin, est prévu pour le 27 mars 2019 au cinéma.

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