Le sympathique Dee Renjie est de retour dans Detective Dee et la légende des rois célestes, 3ème volet de la saga signée Tsui Hark.

Cette fois-ci, le célèbre enquêteur doit découvrir qui en veut à l’impératrice Wu Zetian alors qu’il fait lui-même l’objet d’un complot pour tenter de lui voler son arme imparable, Dragon Docile.

Dans ce nouvel épisode, le détective atteint d’une mystérieuse maladie se met en retrait pour laisser la place à des personnages hauts en couleur.

Yuchi Zhenjin, son ami et rival, Shatuo Zhong, son bras droit piètre séducteur ou encore l’insondable Shui Yue, qui apporte une dose de girl power bien dans l’air du temps.
Ce personnage au caractère bien trempé est loin d’être une potiche et n’a rien à envier aux soldats de l’empire.

Les décors, costumes et la mise en scène de Detective Dee et la légende des rois célestes sont époustouflants et l’intrigue tient la route, malgré quelques longueurs, il faut l’avouer.

La 3D apporte une réelle plus-value à ce film entièrement pensé pour cette technologie. Ici on ne subit pas la 3D, qui a le défaut d’être parfois pesante et grossière. Dans ce film, la 3D rend chaque plan et chaque scène plus dynamique. Les scènes de combats sont esthétiques et aériennes, les détails sont magnifiés, le spectateur est happé pour ne jamais ressortir de l’univers atypique du film.

Detective Dee et la légende des rois célestes offre également un grand mélange des genres. On oscille entre le film d’action classique qui se déroule à l’époque de la Chine impériale façon Il était une fois en Chine (du même réalisateur) ou Tigre et Dragon qui partage d’ailleurs la même thématique de l’épée magique, le comique burlesque des films asiatiques des années 80 tels que Le marin des mers de Chine grâce au personnage décalé de Shatuo Zhong, et les blockbusters made in USA qui combinent de la baston, des effets spéciaux hallucinants et un budget à six 0.

Le réalisateur Tsui Hark, sans renier les racines asiatiques de son héros et l’encrage de son film au coeur de la Chine impériale lorgne pas mal du côté de l’Occident. Detective Dee nous fait en effet fortement penser à un Sherlock Holmes flanqué de son fidèle Watson, on oserait presque dire que Shui Yue s’inscrit dans la lignée des héroïnes Marvel (ou Disney au choix) et un simili King Kong s’invite même pour un combat épique !

En bref, Detective Dee et la légende des rois célestes est un divertissement pour toute la famille. Il vaut le détour pour la qualité des images et de l’intrigue menée comme un RPG avec une quête, des énigmes, une morale omniprésente, un héros au coeur pur, l’ambivalence bien/ mal, de la magie, un boss de fin bien balèze et (attention spoilers) un happy end où tout est bien qui finit bien.

Les fans de cinéma asiatique, d’arts martiaux et d’ambiance retro apprécieront. Les sceptiques pourront se laisser tenter par la 3D léchée et cet univers qui rappelle fortement les jeux vidéos d’heroic fantasy.

Detective Dee et la légende des rois célestes de Tsui Hark avec Mark Chao, Carina Lau, Shaofeng Feng, Kenny Lin et Sichun Ma, est prévu pour le 8 août prochain au cinéma.

Critique rédigée par Nadine D.