Une étude IFOP pour LELO, révèle un paradoxe troublant : alors que 62% des Françaises ont déjà été pénétrées analement au cours de leur vie, 40% d’entre elles n’arrivent pas à en parler facilement à leur conjoint ou partenaire durable.
Plus inquiétant encore : 70% n’arrivent pas à en parler à leurs amis proches, et 62% n’arrivent pas à en parler
à leur médecin.
LE TABOU DE LA COMMUNICATION DANS LE COUPLE
L’étude révèle que la communication sur la sexualité anale reste difficile, même dans les couples établis :
Parmi les personnes ayant déjà été pénétrées analement, elles n’arrivent pas à en parler facilement :
À leur conjoint/partenaire durable :
- 40% des femmes (contre 49% des hommes) ;
- 30% des femmes très féministes (contre 49% des non-féministes) ;
- 35% des femmes progressistes (contre 58% des conservatrices).
À leurs partenaires sexuels occasionnels :
- 61% des femmes ET 61% des hommes n’arrivent pas à en parler facilement.
À leur médecin :
- 62% des femmes (80% des hommes) ;
- 64% des femmes n’arrivent pas à en parler à leur médecin.
À leurs amis proches :
- 70% des femmes (73% des hommes) ;
- 66% des femmes n’en parlent pas facilement.
« Ces chiffres montrent que même dans l’intimité du couple, la sexualité anale reste un sujet difficile à aborder. La Saint-Valentin est l’occasion de rappeler l’importance du dialogue et de la communication dans la vie sexuelle », explique Camille Guerfi, sexologue et porte parole de LELO en France.
Parmi les hommes ayant déjà été pénétrés analement :
- 49% n’arrivent pas à en parler à leur partenaire durable (contre 40% des femmes) ;
- 61% n’arrivent pas à en parler à leurs partenaires occasionnels (contre 61% des femmes) ;
- 80% n’arrivent pas à en parler à leur médecin (contre 62% des femmes) ;
- 73% n’arrivent pas à en parler à leurs amis proches (contre 70% des femmes).
Ce silence est particulièrement marqué chez :
- 84% des hommes hétérosexuels ne parlent pas à leur médecin (contre 55% des non-hétérosexuels) ;
- 89% des hommes n’ayant qu’un seul partenaire ne parlent pas à leur médecin ;
- 92% des hommes qui perçoivent l’homosexualité comme une perversion ne parlent pas à leur médecin.
LA COMMUNICATION, CLÉ DU CONSENTEMENT ET DU PLAISIR
L’étude établit un lien direct entre capacité à communiquer et qualité du consentement :
Rappel : lors de leur première sodomie :
- Seulement 45% des femmes la souhaitaient vraiment (contre 74% des hommes) ;
- 30% ont accepté sans vraiment le souhaiter ;
- 7% ont été forcées contre leur volonté.
De plus, 30% des femmes ont déjà été pénétrées analement « pour faire plaisir à leur partenaire alors qu’elles n’en avaient pas vraiment envie », et 23% par peur de décevoir ou de perdre leur partenaire.
« Ces chiffres montrent que l’absence de communication favorise les situations de nonconsentement ou de consentement ambigu. La Saint-Valentin doit être l’occasion de rappeler que le dialogue est la base d’une sexualité épanouie et respectueuses », déclare Amandine Ranson, responsable marketing et communication de LELO.
LES COUPLES PROGRESSISTES COMMUNIQUENT MIEUX
L’étude révèle que les couples les plus égalitaires communiquent mieux sur la sexualité anale :
Femmes qui arrivent à parler facilement à leur partenaire :
- 70% des femmes très féministes (contre 51% des non-féministes) ;
- 65% des femmes progressistes (contre 42% des conservatrices) ;
- 70% des femmes d’extrême gauche (contre 42% des conservatrices).
Hommes qui arrivent à parler facilement à leur partenaire :
- Seulement 51% des hommes y arrivent (contre 60% des femmes) ;
- 66% des hommes très féministes (contre 42% des non-féministes) ;
- 63% des hommes très déconstruits (contre 42% des pas du tout déconstruits).
SAINT-VALENTIN : OSEZ LA COMMUNICATION
À l’occasion de la Saint-Valentin, LELO et l’Ifop encouragent les couples à oser le dialogue sur leur sexualité :
- Exprimer ses désirs et ses limites ;
- Ne jamais présumer du consentement de l’autre ;
- Créer un espace de communication sans jugement ;
- Se rappeler que « non » est une réponse légitime.
« La Saint-Valentin ne doit pas être synonyme de performance sexuelle, mais d’intimité et de complicité. Et cela passe d’abord par la parole », conclut Camille Guerfi, sexologue et porte-parole de LELO en France.





