Faire un jeu James Bond en 2026 n’est pas forcément l’idée la plus simple du monde. D’un côté, il faut respecter une licence culte qui existe depuis plus de 60 ans. De l’autre, il faut réussir à convaincre une génération de joueurs qui a grandi avec Hitman, Uncharted, Splinter Cell ou encore les derniers Tomb Raider.

Autant dire qu’IO Interactive avait un sacré dossier sur le bureau.

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La bonne nouvelle, c’est que 007 First Light évite la plupart des pièges. La très bonne nouvelle, c’est qu’il réussit même à proposer quelque chose qui ressemble à un véritable jeu Bond moderne plutôt qu’à une simple adaptation opportuniste.

Un Bond plus jeune, mais déjà sacrément efficace

Plutôt que de reprendre un James Bond au sommet de sa carrière, le studio danois a choisi de raconter ses débuts.

Une idée qui pouvait faire peur sur le papier. Après tout, quand on pense à Bond, on imagine immédiatement un espion sûr de lui, toujours impeccable et capable de sortir une réplique assassine même lorsque le bâtiment derrière lui est en train d’exploser.

Ici, le personnage est plus impulsif, parfois maladroit, et surtout beaucoup moins expérimenté. Pourtant, cette approche fonctionne étonnamment bien. Elle apporte un peu de fraîcheur à une licence qui tourne parfois autour des mêmes codes depuis des décennies.

L’ADN Hitman est partout

Impossible de parler de First Light sans évoquer Hitman.

Les développeurs ne renient absolument pas leur héritage. On retrouve cette même philosophie qui consiste à observer, analyser et choisir sa propre approche. Certaines missions offrent plusieurs possibilités d’infiltration et récompensent clairement les joueurs patients.

Mais contrairement à l’Agent 47, Bond n’est pas un assassin silencieux qui passe son temps à changer de déguisement.

Il aime aussi l’action.

Et ça tombe bien, parce que le jeu adore ça également.

Les fusillades sont nerveuses, les poursuites bien mises en scène et plusieurs séquences rappellent directement les grands moments du cinéma d’espionnage. Parfois même un peu trop. Certaines scènes semblent tellement scriptées qu’on a davantage l’impression de suivre un film interactif que de réellement influencer les événements.

Heureusement, ces passages restent suffisamment spectaculaires pour qu’on leur pardonne assez facilement.

Le vrai héros, c’est peut-être Q

Les gadgets occupent une place importante dans l’aventure et, pour une fois, ils ne servent pas uniquement à cocher une case marketing.

Montres connectées, outils de piratage, équipements d’espionnage… l’arsenal proposé apporte régulièrement de nouvelles possibilités de gameplay.

C’est d’ailleurs l’un des points forts du jeu : il cherche constamment à renouveler les situations. Au bout d’une dizaine d’heures, on découvre encore de nouvelles mécaniques ou de nouvelles façons d’aborder les missions.

Une qualité devenue étonnamment rare dans les grosses productions actuelles.

Une réalisation solide malgré quelques accrocs

Visuellement, First Light est souvent impressionnant.

Certaines destinations sont magnifiques et plusieurs panoramas méritent clairement le détour. Le jeu sait aussi utiliser sa mise en scène pour créer des moments mémorables.

Tout n’est cependant pas irréprochable.

L’intelligence artificielle manque parfois de cohérence. Certains gardes semblent capables de repérer le moindre mouvement suspect à cinquante mètres tandis que d’autres ignorent complètement une bagarre qui se déroule juste derrière eux.

On a déjà vu pire. On a aussi vu mieux.

Même constat du côté technique avec quelques bugs mineurs qui viennent ponctuellement rappeler que nous sommes bien en 2026 et que sortir un jeu AAA sans correctif de lancement est devenu une forme de légende urbaine.

Verdict

Après plusieurs années d’attente, IO Interactive livre une adaptation qui respecte l’univers de James Bond tout en lui apportant une identité vidéoludique moderne.

Tout n’est pas parfait. Quelques défauts d’IA, des séquences parfois trop dirigistes et quelques soucis techniques empêchent le jeu d’atteindre le statut de chef-d’œuvre.

Mais une chose est sûre : 007 First Light réussit là où beaucoup ont échoué avant lui.

Il donne réellement l’impression d’incarner James Bond.

Et finalement, c’est probablement ce qu’on attendait depuis le début.

Une excellente première mission pour le nouveau Bond vidéoludique. Pas encore une référence absolue du genre, mais clairement l’une des plus belles surprises de l’année pour les amateurs d’espionnage.

007: First Light est disponible sur PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2, et PC via Steam, Epic Games Store et Amazon.com, ROG Xbox Ally X et ROG Xbox Ally.

Test effectué sur PS5 sur une version dématérialisée fournie par le distributeur

Les Plus Les Moins
Une excellente origin story Une IA parfois incohérente
Une mise en scène digne des films Certaines séquences un peu trop scriptées
Une vraie identité James Bond Pas de VF
Une durée de vie généreuse et un bon potentiel de rejouabilité Quelques bugs d’affichages et soucis techniques (crash)
Le mélange infiltration/action fonctionne très bien